À propos

Du code à l'exploitation,
de l'exploitation à la résilience.

Observations sur les organisations IT en souffrance, incapables de nommer le mal qui les ronge et, plus encore, de le soigner. Ici, je prends le recul qui manque de l'intérieur pour analyser ces dysfonctionnements et les nommer sans détour.

Parcours

  1. -

    Développement

    Le développement a été mon premier terrain d'observation des systèmes. J'y ai appris à ne jamais me contenter du happy path : anticiper là où ça lâchera, penser les cas que personne n'a prévus. À m'imposer process et rigueur dès le départ, parce que la dette d'un projet mal posé se règle toujours plus tard, et plus cher. Et, en indépendant, à ne pas prendre une demande pour argent comptant : derrière ce qu'un client réclame se cache un besoin réel qu'il ne sait pas toujours nommer, et mon travail commençait là, en challengeant la demande pour atteindre ce besoin. Construire, c'était déjà lire un système par ses fragilités et par l'intention qu'il sert.

  2. -

    Consultance en freelance

    Le code n'avait pas disparu, mais il n'était plus le coeur de mon travail. Ce qu'on venait chercher chez moi tenait davantage de l'analyse et du conseil : poser par écrit un besoin mal défini, débusquer un bug qui résistait, éclairer un choix difficile, aider à structurer une équipe ou à recruter un premier développeur. Des problèmes encore, mais qui se réglaient moins par la technique que par la compréhension : entendre ce qui était vraiment demandé, et guider sans jargon ceux que la technique dépassait. J'ai compris à ce moment que la part la plus déterminante d'un système n'est pas toujours dans le code.

  3. - Présent

    Exploitation/Production

    Face à un système en production, j'ai découvert que ce qui comptait vraiment n'était pas de coder, mais de résoudre, au sens le plus large. Un incident y est rarement la seule faute d'un bug : en tirant le fil, on tombe sur du process, de l'organisation, de l'humain, et le bug n'était que la partie visible. Comprendre ces enchaînements est devenu ma vraie passion. Et en m'y plongeant, ITIL, Team Topologies, des dizaines d'articles et de retours d'expérience, j'ai réalisé que ce que je faisais déjà d'instinct portait un nom, reposait sur des cadres, allait jusqu'à des normes ISO. Reste une envie : devenir celui qu'on mandate pour remonter ces fils, analyser ce qu'ils révèlent et proposer les changements qui corrigent vraiment ce « bug de code ».

  4. Futur

    Cap sur la résilience opérationnelle

    J'ai décidé de formaliser ma pratique et d'assumer mon cap : direction ITSM, avec l'ITIL 4 Foundation comme première marche. Quitter le développement, voir du pays, et tracer ma route vers ma destination : la consultance en résilience opérationnelle. Car ce qui m'anime au-delà de tout, c'est une organisation IT qui fonctionne juste : où les développeurs ne sont plus les boucs émissaires, où l'exploitation ne ramasse pas ce qu'on a balancé par-dessus le mur, où chacun connaît son rôle et travaille délivré des tensions sur lesquelles il n'a aucune prise.